vendredi 5 février 2016

Pétition : Jean-Yves Le Drian, président du conseil régional de Bretagne : Changer la politique d'acquisition du F.R.A.C. Bretagne

l'union, dans l'harmonie fait la... l'équilibre M art'IN

Pourquoi c'est important

La politique d'acquisition du F.R.A.C. (Fonds Régional d'Art Contemporain) de Bretagne doit cesser de soutenir, d’acquérir et de ne collectionner que le style conceptuel, ainsi que les œuvres d’artistes étrangers. Le blocage comme sur un disque rayé de ce seul genre, représente tristement l’histoire pourtant si riche de l’art breton depuis plus de trente ans. Cette institution de service public doit respecter, accepter l’évolution artistique bretonne telle qu’elle existe dans sa pluralité.
Pour mémoire : la mission de la F.R.A.C est de soutenir et de constituer un patrimoine représentatif de la création évoluant dans son temps.
Le public s’étonne de ne pas s’y retrouver et se détourne de l’art. Les choix artistiques de l'humain évoluant naturellement avec lui tout au long de son histoire, comme son ombre, images et supports doivent lui permettre de se transcender. Le public  cherche et trouve ailleurs, loin de l’institution culturelle ses artistes. Cependant l’imposition «de monstration», élitiste, financière et totalitaire niche dans tous les lieux de notre patrimoine, de  la moindre chapelle aux abbayes. De grands centres modernes exposent aussi ces œuvres muettes. Toutes les places convenables pour exposer décemment sont réquisitionnées par l'institution culturelle pour ne montrer que du conceptuel.
Reste les rues, les plages, les jardins, les champs qui se couvrent d’œuvres picturales diverses et variées d’artistes bretons pétris d’imaginaire, procurant magie, émotions, dans le partage de ce langage  universel. Ces oeuvres sont souvent détruites car exposées dans de mauvaises conditions.
La jeunesse non plus n’est pas dupe quant à l’imposition en Bretagne de ce style conceptuel dans l’enseignement artistique. La technique du dessin, de la peinture, de la sculpture y est proscrite. Ce dictat culturel porte atteinte aux sens de l’être humain.
Le contribuable, ne peut plus tolérer que soit financée avec l'argent public une institution qui ne respecte ni ses artistes, ni leurs œuvres, ni le public. L’art breton d’aujourd’hui n’est ni représenté, ni conservé.
Rappelons au F.R.A.C. Bretagne comme à toutes les F.R.A.C. de France leur mission puisque que ce sont les deniers publics qui les financent. La France, jadis pays de « l’exception culturelle », doit revenir sur son piédestal qu’elle a quitté par soumission. Il en va de sa santé mentale, tant on sait que l’art a toujours été indispensable aux équilibres de la pensée dans la société.


M art'IN


Sous l’casque d’Erby




mardi 2 février 2016

Taubira et les minables, le grand navet !

Source
Les Copé, Raffarin, Hortefeux, Fillon, Bertrand et autres cannibales du FN, ainsi qu'une partie de son propre gouvernement, voulaient sa peau, ils l’ont eue ! Tous aujourd’hui s’en félicitent. Traîtres et criminels, main dans la main, dansent une ronde sinistre, célébrant la belle victoire ! Rien n’est rationnel dans la Terreur, sinon l’abomination qu’elle inspire. Tout pareil que pour l’esclavage : quelle que soit sa forme et le nom qu’on lui donne, cela reste toujours de l’esclavage !  
Nul ne sait si la démission de Christiane Taubira du gouvernement est une « bonne » ou une « mauvaise » nouvelle. D’un point de vue purement fonctionnel, son organisme a dû éprouver un certain soulagement, tant la frangine des îles l’aura secoué dans tous les sens pour se persuader qu’elle faisait encore partie d’un gouvernement de gauche, défendant les valeurs d’un humanisme volontaire. La belle chimère !
La démission de la ministre de la Justice à peine remise au président, aussitôt acceptée, que le nom de Jean-Jacques Urvoas pour lui succéder flanquait sévère la chtouille aux partisans d’un internet libre et d’une liberté publique laissée à la volonté d’un pouvoir qui n’en veut pas.
Mauvaise nouvelle donc. On connaît la bête. Le gars Urvoas n’est pas du genre à rire avec la sécurité et le renseignement, c’est son dada ! Il milite pour le verrouillage des libertés comme on pratique la tonte des brebis avant transhumance, ou comme on biffe des tablettes un droit fondamental, sans plus de scrupule. Il se dit militant PS, il a la carte, mais il aurait pu être tout aussi à l’aise dans n’importe quel parti à visée dictatoriale, en Espagne, en Grèce ou dans n’importe quelle autre région du monde.
Animal poïkilotherme du signe de la Vierge, né à Brest, il est de l’espèce qui fait froid dans le dos : reptation sinueuse et morsure mortelle. Ce n’est pas pour rien qu’il convoitait le ministère de l’Intérieur, rêvant de faire fusionner la Justice et la Police en une seule et unique Grande Maison ! Il est grand ami du Premier ministre Manolo de la Guardia Civil, avec qui monsieur a plus d’un point commun. Le genre à vous faire passer la guillotine pour le guichet de la sécurité sociale avant que vous ne retrouviez votre tête parmi un tas d’autres formant un tumulus dans les grands cimetières sous la lune !
François Hollande a peut-être rêvé la démocratie mais oublié l’interrupteur pour faire la lumière. Nous voilà (avec ou sans Maréchal) dans le noir, si je puis dire !

Sous l'casque d'Erby


samedi 30 janvier 2016

Nicolas Sarkozy aurait signé un livre, ça alors !

Erby
Selon la rumeur médiatique du moment, Nicolas Sarkozy aurait signé un livre. « La France pour la vie », en est le titre. Le sous-titre, écrit à l’encre sympathique, ou jus de citron pour ceux qui connaissent : « Neuilly pour toujours, les riches à jamais ». Evénement microcosmique sur lequel une poignée de nostalgiques se pignole faisant briller les Rolex comme autant de lucioles dans les soirées mondaines, avec le fol espoir du retour revanchard de leur champi(gn)on aux affaires.
Un livre ! Et puis quoi encore ! Et le nègre dans tout ça ?... Car, ne l’oublions pas, dans chaque publication politicarde gît un nègre. Le seul moment où les nègres sont appréciés, sans forcément être respectés ! Honneur à eux de s’être avilis au point de ne plus être eux-mêmes !
Un journaliste complaisant (que ceux qui ne le sont pas lèvent le doigt, ça ira plus vite au comptage) a écrit que le « nouveau » livre de Sarko (il en avait commis un précédent en 2006) « passe le test de la page 99 » pour nous vanter les qualités d’un homme qui en quatre ans (depuis qu’il a été foutu à la porte par un pays exaspéré) a beaucoup changé. Au point que son obsession demeure intacte : récupérer son « bien » dès 2017 !
Telle la chrysalide, passant de chenille à papillon, le gars Sarko nous la fait j’ai « beaucoup changé », depuis son éjection électorale de 2012. Et pour cause ! Il regrette beaucoup de choses, mais une constante demeure : si son quinquennat était à refaire il le referait : il retournerait au Fouquet’s, irait faire un tour en mer dans le yacht de son ami Bolloré, devenu depuis le patron de Canal-boule, nous ferait de la Bettencourt sans la « pauvre » Liliane, avec le sosie d’Eric Woherts, du Kadhafi sans Kadhafi, de l’EPAD, du nespotisme, du Buisson à sondage déployé, du Pérol, du Karachi, du Clearstream, avec la tignasse du flamboyant De Villepin et, pour se passer les nerfs, il reprendrait une rincée du « casse toi pov' con ! », si bon au palais…
Dépenserez-vous une partie de vos maigres économies pour lui faire gagner des sous en achetant cette merde ?!
Je rassure de suite la cohorte citoyenne : ceux qui ont remplacé Sarko en 2012 ne valent pas mieux !
Une sixième république, sinon rien ! 

Sous l'casque d'Erby


dimanche 24 janvier 2016

Vidéos de l'Expo de l'ArTche des sens, 19-20-21 décembre 2015, à Perros-Guirec

Voici les vidéos tournées lors de la manifestation artistique de l’ArTche des sens pendant le week-end du 19/20/21 décembre à Perros-Guirec. Deux versions on été montées. L’une dite « classique » et une « électro », aucune n’ayant rien à envier à l’autre. En outre, les vidéastes de l’ArTche ont ajouté, à la suite, une vidéo « intello », la première d’une trilogie récemment réalisée.
Au pied de la dernière vous trouverez le lien vers les autres.
Je ne peux finir ce petit chapeau d’introduction sans tirer le mien, de chapeau, au crobardier en Chef, j’ai nommé l’ami Erby, distingué à Bucovina, Roumanie, au Festival du crobard satirique.



Version d'Ivanhoé Merlin

   

Version électro de Miguel P.Diaz
 

Lien de la liste de lecture contenant les deux vidéos 

Notre « trilogie intellectuelle » (2013-2015) :
Quand on a commencé à s'amuser avec l'Ankou, il y a deux ans, on ne pensait pas forcément revenir dans le terrain du film pseudo-intellectuel l'année suivante...
Ivanhoé et Miguel


Échec en bois
   


Sous l’casque d’Erby


Les dessins classés sont ICI

samedi 23 janvier 2016

L'imposture de l'art contemporain, une utopie financière - Aude de Kerros

Eclairage - M art'IN
« Un combat sourd, silencieux, secret, tragique, met les créateurs dans une situation de riche dépendance ou de misérable solitude. Ce conflit sans équivalent dans l’histoire a mis beaucoup de temps à être perçu et élucidé par les artistes, leur public et les amateurs. »
Aude de Kerros, artiste et essayiste dénonce comme ses pairs en dissidence, une marginalisation destructrice du créateur français. Cependant une institution culturelle a été mise en place depuis plus de trente ans, soit disant, pour produire exactement l’effet inverse. L’impôt pour la « Culture » est collecté pour aider les artistes à exposer dans les meilleures conditions, promouvoir, vendre et acheter leurs œuvres. C’est à travers un travail d’enquête extrêmement approfondi, sur le plan artistique, philosophique, sociologique, économique, dans la capitale et à travers le monde, que l’essayiste fait le constat implacable sur la réalité chronologique référencée et du suivi « événementiel » de ce fameux « Art Contemporain ». Cet art qui se voudrait perpétuellement à la mode et actuel, ne vante depuis plus de trois décennies que le style conceptuel qui n’évolue pas. Il remplace et nous confond en se substituant à l’art naturellement riche de  styles et d’évolution permanente.

Trois essais sur le sujet, parmi d’autres écritures : « L’art caché », « Sacré art contemporain » et enfin ce dernier, « L’imposture de l’AC, une utopie financière ». Livre le plus abouti quant à la recherche du nœud gordien qui assujetti l’art, l’artiste et le public en cette époque si sombre. Aude de Kerros évoque à plusieurs reprises George Orwel, « 1984 » et Aldous Huxley, « Le meilleur des mondes ». On ne peut être plus précis quand on sait, en tant qu’artiste, que la création nous offre l’image du monde.
Naomi Klein dans « La stratégie du choc » démontre comme il est facile de manipuler les hommes et les peuples à travers leurs sens et leurs émotions, Aude de Kerros tente de comprendre le cheminement de la tragique destruction de l’art et de la condition d’« artiste libre », comme on dit si joliment.
« L’art est lié à la condition humaine, le développement de ses formes ne s’achèvera qu’avec le dernier homme. », écrit-elle, avant d’ajouter « qu’il y a autant de pratiques artistiques, autant de facettes, styles et genres que d’êtres humains dont on sait qu’ils sont tous singuliers. » Elle note que l’artiste sera toujours libre et ruse contre la censure. On ne peut enfermer les sens.
Il est malheureux de constater qu’en France perdure un art totalitaire avec son lot de censures finement orchestrées. L’installation de l’institution culturelle dans les années 80 n’a servi qu’aux marchés dominants, l’élite marchande et politique occidentale. Le style conceptuel fut adopté en force pour imposer l’élimination des autres langages  artistiques. Si l’on en croit des études psychiatriques, le choc, ou le gavage des sens permet de manipuler et assujettir des peuples entiers. L’épanouissement des sens est indispensable à l’équilibre de l’homme et de la planète.
Jadis, la France possédait « l’exception culturelle », aujourd’hui elle n’est qu’instrument financier. Notre coq français transformé en corbeau ne serait-il pas devenu victime de son ego, tout comme nous l’a conté La Fontaine. N’aurait-il pas lâché son fromage pour que perdure sa jolie voie à travers le monde. En lâchant ses propres artistes, il se retrouve colonisé par une mouvance instaurée par de malins marchands aussi futés que le renard de la fable.
L’artiste français, même formaté au conceptuel, est abandonné,  humilié, déni par les agents institutionnalisés.  « … en France, sur les 60 000 artistes répertoriés, 35% sont au RSA ». Or beaucoup d’artistes n’étant pas célibataires, leurs partenaires possédant un revenu, ne sont pas répertoriés dans les statistiques !… L’Etat finance ses universités et écoles artistiques pour fabriquer une population de précaires qui n’ont même pas appris les bases du dessin, de la peinture et de la sculpture. Seul l’art conceptuel est enseigné. L’autre côté de la barrière. « La masse salariale répartie entre les 200 fonctionnaires de l’inspection de la création est de 12 000 000 €. »…  « En trente ans d’AC, 27 000 achats  d’œuvres ont été effectués par l’Etat et les régions … 50% d’œuvres sont  étrangères ». Les œuvres acquises par l’Institution, manquant la plupart du temps de pérennité, des sommes folles sont investies aussi  par l’Etat pour leur rénovation perpétuelle.
Les agents de l’institution ont phagocyté tous les lieux d’expositions convenables. Le contribuable français participe à son insu au système et finance son abrutissement. La grande majorité ne comprenant rien au conceptuel se détourne de l’art imposé. Une poignée entre en religion et  s’accroche à capter le vide qui l’enfume. Les travailleurs de l’institution sont payés pour y croire. Pendant ce temps, une élite savante fabrique avec cet « art » de l’argent comme en  bourse.
La frustration et les dégâts sont dévastateurs mais cela rapporte beaucoup à certains en leur offrant de plus en plus de pouvoir.



« Les artistes d’aujourd’hui » empruntent des chemins détournés. Soit ils feignent d’être conceptuels, tout en cachant leurs vrais travaux artistiques, soit ils tentent de détourner la mouvance en y glissant du sens caché. La plupart des artistes sont rebelles et débrouillards. Ils font fi de leur précarité et sans chercher plus loin, se créent des lieux alternatifs sauvages, exposent par vents et pluies, même si leurs œuvres s’abiment dans la boue. Le public court les jardins, les rues, les salles communales, de plus en plus réceptif, car souvent confrontés dans leur vie aux mêmes effets néfastes du pouvoir. C’est surtout sur internet que les plages sont libres d’expositions pour les amateurs sensibles d’être en connexion avec l’art sensé qui offre  l’émotion.
Aude de Kerros nous détaille par le menu l’accouplement forcé de ce soi-disant art soumis à l’argent, grossier, choquant, prostitué, enfanté par ce monde libéral qui passe à côté des sources vitales pour que le capital puisse régner sur la vie. Tout pouvoir a une fin. Comme la mouvance est un retour aux sources, à la terre nourricière, avec un rejet du consumérisme, la recherche de l’harmonie, du sens et du beau, « l’art d’aujourd’hui » se lève, prend les voiles. 30 ans caché mais tout de même exprimé, il refait surface.
« L ArTche des sens » est gentiment mentionné par Aude de Kerros, ce qui nous honore ! Merci pour ce combat qui nous est commun et pour ce travail colossal d’éclairage sur cette réalité toute crue si dure à assimiler tant cela parait à ce point corrosif.
Pour la lumière, lisez le dernier livre d’Aude de Kerros !

M art'IN




Sous l'casque d'Erby

Illustration pour un blog ami

lundi 12 octobre 2015

Les cochons de Trébrivan

Source
Les amis sont toujours là pour le conseil. « Tu devrais faire ceci, cela...», disent-ils, sans penser à mal. Ou, plutôt, sans penser du tout. Merci du conseil.
Si seulement les choses étaient aussi simples... Vingt dieux ! Mais où donner du melon ?
Il y a la guerre, cette pute protéiforme, avec laquelle le (vil) prix n’est pas le même selon l’étage et la catégorie où chacun loge.
Il y a la misère, pareille, pas pareille, son débat changeant la perspective selon que la victime réside en haut de la pyramide ou dans les caves de l’immeuble, à 50 dans quelques mètres carrés !
Il y a les abeilles – elles se font rares –, mais tout pareil que les migrants, ça butine partout, ça fait bzz dans les oreilles, et, à la fin, ça devient agaçant ! On éradique, mais on fait en sorte de signifier, aussi bien à l’impétrante qu’à l’empêtré que ça bourdonne sévère et que ça finit par casser les étagères à crayons ! A l’affût, les guêpes attaquent ! C’est impitoyablement stupide une guêpe. Même si elle sait qu’en te plantant le dard elle va crever, elle le plante quand même !
Que reste-t-il encore, que mon ami souligne sans pitié, comme un inquisiteur qui s’ignore ?... Ah, si, les moustiques ! Très agaçant, le moustik ! Ca voltige, ça postillonne, ça bruite le silence que ce n’est pas possible. Très collant, avec ça ! Il faut le comprendre. Plus il fait chaud, plus ça fermente et plus ça prolifère ! Sans compagnie, le moustique s’emmerde ! Et quand il s’emmerde, un moustique, sa meute court les champs que c’est misère à subir ! Avez-vous déjà vu une meute de moustiques courir les champs ?... Déguerpissez, parce que ce n’est pas laubé !
Ah, si ! Il y a le climat. Moche, aussi, le climat ! Ça fait jaser que c’est merveille à entendre. Il en pleut de la salive ! Pas étonnant que du torrentiel s’abatte soudain comme déluge sur nos campagnes causant du dégât à mettre les assurances en capilotade !
Moche, très moche. Tout aussi moche que le cochon qu’on élève en batterie. On appelle cela des maternités porcines. C'est-y pas mignonet ! Des milliers des pattes au centimètre carré. Sans être anthropomorphes – il y en a qui le sont ou qui le deviennent ! – on peut se poser des questions : faut-il être né cochon pour le devenir ?... C’est le cas du côté de Trébrivan. Un bled de 700 âmes, dans les Côtes d’Armor. Un lieu sympatoche, mais désolé, à cinq bornes de Maël-Carhaix. A Trébrivan, pas de bistrot, pas de banque, pas de pharmacie, aucun commerce, mais un Maire qui aime les cochons et le prouve, en ayant autorisé, sans consultation d’aucune sorte (pourquoi faire ?), l’implantation d’une ferme-usine de 1 000 truies pour un rendement de 23 000 porcelets l’an. Résultat : 7 tonnes d’ammoniac rejetées dans l’atmosphère, plus de 5.000 m³ de lisier, un plan d’épandage de 480 hectares sur le canton de Maël-Carhaix qui se situe sur les bassins versants de l’Aulne et du Blavet ! Nage, nage petit poisson. Tourne tourne petit moulin !
Le tout mis en place par 5 porchers des Côtes d’Armor et la société Kerlouann, détenue au 2/3 par le groupe financier AVRIL-SOFIPROTEOL.
Si des idées bizarres sur l'autorisation donnée par le Maire de Trébrivan pour l'implatation de cette usine vous traversent l'esprit, chassez-les, elles pourraient vous causer du tracas !...
Raison pour laquelle l’ArTche des Sens était présente au Giga Fetz-Deiz organisé par l’association « Sous le vent, les pieds sur terre », présidée par Sylvie Gourdon, qui depuis 2008, date de sa création, se bat pour dire que si « on aime le bon cochon »… on est  « allergique » aux élevages industriels et concentrationnaires qui produisent de la « malbouffe » et pourrisent l'environnement !…

Sous l’casque d’Erby



samedi 20 juin 2015

Pig mascarade samedi 20 juin à Paimpol

Depuis le mois d'avril, la Bretagne, belle comme toujours, où il fait bon vivre, paisible, mais jamais tout à fait tranquille, vit au rythme du cochon par la grâce des instances supérieures.
L’air de rien, avec la complicité des municipalités locales et de la chose politique, jamais à court d'un mauvais coup, l’industrie porcine, profitant de l'argent public en période d'austérité, s’est exhibée publiquement sous la forme d’une Pig parade, manifestation folklorique et bon enfant, afin de charmer le gogo et redorer un blason éclaboussé par des méfaits répétés.
Invitant au festin artistes, poètes et saltimbanques pour jouer les alibis, elle s'est livrée à une orgie dite « culturelle », pour vanter les qualités d’un animal sympatoche ouvrant les yeux au monde et les fermant sans même savoir dans quelle dimension il est, cherchant par l’occasion à masquer des désastres qu’une telle façon de produire cause sur l’humain et sur le biotope.
Opération de mécénat « conviviale » et attrape-nigauds occultant intentionnellement les conditions de vie et les difficultés des éleveurs et des agriculteurs dont bon nombre sont, à l’instar des cochons, suppliciés, victimes d’un système d'exploitation horrifique, nombre d’entre eux allant jusqu’au suicide dans l’indifférence générale ! Qu'importe, puisque ce qui compte avant tout c'est la poudre aux yeux ! Et en cela cette campagne de séduction de l'industrie porcine s'est révélée  ignoble !
Il n’en fallait pas plus pour allumer les feux de la contestation avant la Saint-Jean chez tous ceux qui en Bretagne, et partout où ces pratiques criminelles sont en vigueur avec la bénédiction de l’Etat, pour mettre les choses à l’endroit, donnant de la voix, dénonçant la supercherie, en organisant des Pig mascarades !
Pour cette raison, samedi 20 juin, les artistes de l’ArTche des sens se joindront aux contestataires pour répondre à la Pig Parade du bussiness par une Pig Mascarade qui en détaillera les actes délictueux de la production porcine et se déroulera à 15 h sur le port de Paimpol, afin de prouver, si besoin est, que les artistes sont des individus concernés par les injustices d'un monde corrompu.

Sous l'casque d'Erby