lundi 19 août 2013

En Égypte, l'armée ne cause plus, elle flingue

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L’Égypte, le pays qui n'a jamais connu la démocratie, concept sous lequel se cache l'idée d'un régime politique derrière lequel nous courons depuis l'aube des temps, a cru l'atteindre lors du magnifique et très prometteur "printemps arabe". Emboîtant le pas à la Tunisie et précédant la Libye, L’Égypte a cru faire le plus dur en chassant Moubarak et son clan du pouvoir. Hélas, les chemins qui mènent chez le coiffeur pour une "coupe gratuite" sont bien tortueux et en guise de coupe nous nous sommes retrouvés avec la boule à zéro
Après des élections rondement menées, les frères musulmans ayant obtenu par les urnes l'équivalent des sommes investies dans la campagne électorale, coincé entre la peste et le choléra, le peuple a vu ses illusions fondre comme neige au soleil. 
Toujours au contact, la grande muette, un temps en "retrait", retrouvant ses instincts et son bien, a fini par chasser ces sagouins de frères musulmans comme on se fraye un chemin dans la jungle. Résultat : 800 morts en cinq jour. De l'abattage à la chaîne ! 
Le nouvel homme fort, le général Abdel Fattah al-Sissi (aucun lien de parenté avec l'impératrice d'Autriche), intervenant devant des centaines d'officiers de l'armée et de la poulaille, droit dans ses bottes, fait comprendre aux islamistes que jusque-là il ne s'agissait que du hors-d’œuvre et leur promet un plat de résistance des plus bourratif. 
Fort émue, la communauté internationale, comme à son ordinaire, lance des cris d'orfraie, allant jusqu'à parler de "massacre" et menaçant les autorités de suspendre l'aide militaire qu'elle lui apporte par n'importe quel temps, ce dont Sissi n'a rien à foutre !


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